A small slice of a Frenchwoman's day in France and in French
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Bonjour à tous,
depuis le mois de juin, le podcast a changé d'hébergeur. Vous aurez les nouveaux épisodes à l'adresse suivante :
www.onethinginafrenchday.com

Si vous êtes abonné via iTunes, il faut vous réabonner à partir du site internet www.onethinginafrenchday.com en cliquant sur l'icône iTunes située dans la colonne de droite, rubrique "Suscribe".

A bientôt,
Laetitia
Category: general -- posted at: 7:53 AM
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Test lié au changement d'hébergeur.
Direct download: onething-362-gazouillis-0609.m4a
Category: podcasts -- posted at: 3:43 AM
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Cet après-midi, mes filles et moi avons retrouvé Caroline et ses filles au parc. Nous choisissons un banc et les filles jouent devant nous. Enfin, les plus petites. C’est un moment sympa. Caroline et moi bavardons.
A un moment, la petite Felicia a réclamé sa mini poussette. Je l’ai dépliée et elle est partie avec. Je la suivais du regard. Elle, pas le moins du monde préoccupée à l’idée de s’éloigner, est partie à l’autre bout du parc en direction de l’aire de jeux. Voyant qu’elle s’était beaucoup éloignée, je me suis levée et je l’ai suivie. Entre temps, elle avait lâché sa mini poussette et elle avait entrepris de gravir le toboggan par la pente.
- Non, non Felicia, là c’est pour descendre! Tu ne peux pas monter par là.
Je l’attrapai juste avant qu’un enfant ne lui fonce dessus en descendant.
C’est alors que je me rendis compte que la mini poussette avait disparu. Un petit garçon l’avait empruntée. Lorsque je m’approchai de lui pour qu’il me rende la poussette, il s’en alla en courant. La grande fille de Caroline, qui avait vu la scène et s’était approchée, commença à lui courir après avec une de ses copines. Felicia dans les bras, je lui courais aussi après en lui disant :
- Allez, rends-nous la poussette! Elle n’est pas à toi!!
Se voyant ainsi poursuivi, le garçon, un peu affolé tout de même, couru encore plus vite! Pour finalement buter contre sa propre mère, les mains sur les hanches, le regard courroucé.
- Rends ça tout de suite à la petite fille! lui dit-elle
- Non! répondu le garçon en faisant mine de s’enfuir.
Mais il était tombé sur plus rapide que lui. Sa mère, plus rapide que l’éclair, l’attrapa par le bras, pris la poussette, me la tendit et l’instant d’après assena une belle fessée au garçon. C’était peut-être un peu exagéré. Nous l’avons regardé s’éloigner pleurant à chaudes larmes. Quelques minutes plus tard, il avait piqué une autre mini poussette!
Direct download: onething-361-ehcestmapoussette-0609.m4a
Category: podcasts -- posted at: 2:49 PM
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Cet après-midi, j’ai vu mon amie Natasha. Enfin! Nous étions vraiment très contentes de nous retrouver. Bien sûr, notre rendez-vous avait lieu chez Ladurée à la Madeleine.
Nous avons été installées au premier étage à une large table. De ma place, je pouvais voir la circulation sur la place.
Nous avons toutes les deux choisi de prendre une glace. Natasha a choisi une coupe Ispahan : sorbet framboise, glace aux pétales de roses, framboises fraîches, litchis, coulis de framboises, crème Chantilly. J’ai choisi une coupe plaisirs : sorbet framboise, glace vanille, framboises fraîches, coulis framboise, crème Chantilly.
Nous avions commencé à bavarder tranquillement lorsque les coupes de glace sont arrivées. Alors, là, silence religieux. Quel délice!
Et puis, tout à coup, débarque à la table d’à côté un couple de touristes accompagné de deux jeunes femmes copies conformes l’une de l’autre : jeans moulants taille basse, débardeurs blancs, lèvres refaites (mal refaites), longues chevelures noires, bronzage (déjà bronzées?). Deux véritables corneilles qui se mirent à parler terriblement fort pour raconter Paris et d’autres choses à leurs amis touristes.
Natasha leur a lancé des regards noirs! Je n’entendais même plus mes pensées dans ma tête!
Finalement, je me suis laissée happée par le flot de leur monologues respectifs (chacune avait pris à part un des touristes) pour entendre quelque chose d’absolument hilarant :
- You know, when I go to the Opéra Garnier I feel like I’m Marie-Antoinette!
Oh, oh, chère corneille, tu manques de repères historiques! En effet, l’Opéra Garnier fut construit dans la seconde moitié du XIXe siècle alors que tout le monde sait que Marie-Antoinette n’a pas survécu à la Révolution Française et mourut guillotinée en 1793!
Direct download: onething-360-coupegachee-0609.m4a
Category: podcasts -- posted at: 4:21 PM
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Hier soir, alors que nous rentrions de promenade, Micaela m’a fait remarquer un oiseau perché sur le rebord d’un balcon du dernier étage de notre immeuble.
- Regarde l’oiseau Maman? C’est une pie?
- Non, c’est une corneille. Tu vois, elle est toute noire. Une pie est noire et blanche et sa queue est plus longue.
- Qu’est-ce qu’elle fait la corneille?
- Euh, on dirait qu’elle attend.
- Elle attend qui?
- Ses copines, pour l’apéritif.
- Ah.
En fin de soirée, alors qu’il ne faisait pas encore tout à fait nuit, je suis allée fermer les volets de notre chambre. J’aime bien respirer l’odeur du soir, suivre du regards quelques martinets, regarder le grand marronier agiter doucement ses branches. C’est justement en suivant le vol d’un martinet que j’ai remarqué que la corneille était toujours à sa place, sur la rembarde du balcon. Impassible, elle ne bougeait pas. J’ai trouvé cela étrange. J’ai appelé mon mari pour qu’il vienne voir.
- Regarde, la corneille est toujours là.
- Elle dort peut-être?
Ce matin, lorsque j’ai ouvert les volets, elle était toujours à sa place! Je suis allée prendre mes jumelles pour l’observer de plus près.  J’ai pu distinguer son plumage, ses yeux, son bec. C’était un peu terrifiant de la découvrir de près.
Lorsque j’ai annoncé à mon mari qu’elle n’avait pas changé de place, il m’a dit “à mon avis c’est une fausse corneille”. La corneille n’ayant toujours pas bougé, je dois conclure qu’il a raison. Mais quelle idée quand même de mettre un pareil oiseau sur son balcon!
La nouvelle adresse du podcast à partir du 9 juin : http://onethinginafrenchday.podbean.com/feed
Via iTunes le changement sera automatique.
Direct download: onething-359-corneille-0509.m4a
Category: podcasts -- posted at: 3:47 PM
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Ce matin, mon père m’a emmenée en voiture faire quelques courses dans une zone commerciale à un quart d’heure (en voiture) de chez moi. Vous vous demandez peut-être pourquoi je n’y suis pas allée toute seule, comme une grande, au volant de la twingo familiale? Eh bien pour la simple raison que je n’ai pas mon permis de conduire! Un jour peut-être lorsque j’arriverai à dépasser la peur que je ressens, je passerai mon permis. J’ai peur parce que nous avons été vicitimes mon mari et moi il y a plus de dix ans d’un conducteur qui s’était endormi au volant sur l’autoroute. A cette époque je passais mon permis de conduire. J’ai dû tout arrêter, j’avais trop peur. Mais, je supporte bravement toujours les mêmes remarques sur le fait que je n’aie pas le permis. “Tu pourrais en avoir besoin pour tes enfants ou pour ton travail”, “Tu ne peux pas dépendre des autres éternellement”. J’aurais eu un accident de ski, tout le monde comprendrait que je ne veuille pas remonter sur des skis, mais j’ai failli perdre la vie, je me sens incapable de reprendre le volant et on me fait des remarques! Enfin! Et puis, comme ça, je passe un moment avec mon père. Et j’ai trouvé ce que je voulais dans les magasins, une nouvelle pomme de douche! Le calcaire avait fini par avoir raison de la précédente.
Direct download: onething-358-envoiture-0509.m4a
Category: podcasts -- posted at: 4:44 PM
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Je commence par une annonce à propos du pique-nique, je remercie tous ceux qui m’ont écrit pour me dire qu’ils viendraient. J’allais prendre mes billets Eurostar, mais les prix avaient tellement augmentés pour le 13 juin que j’ai dû renoncer. 400 euros l’aller-retour, ce n’est pas pour ma petite bourse. Par contre, je vous propose de le remettre en septembre. Je fixerai la date avant de partir en juin et je m’y prendrai bien plus tôt pour acheter mes billets. Est-ce que cela vous convient comme ça? J’espère que vous serez nombreux à venir. J’ai très envie de faire votre connaissance.

Visite d’un B and B
Mon frère qui vit en Allemagne m’a annoncé il y a quelques jours qu’il envisageait de nous rendre visite prochainement. Je lui ai alors proposé de me renseigner sur un bed and breadfast près de chez moi. C’est une de mes amies qui est italienne qui m’en a parlé. Son frère y avait logé avec sa famille à l’occasion d’une visite. Donc, aujourd’hui, mes filles et moi sommes allées sonner à l’interphone du bed and breakfast.
- Ouiiiiiii?
- Bonjour Madame, je voudrais des renseignements sur votre bed and breakfast.
- Entrez, je vous en prie.
Nous avons alors poussé la grille du pavillon pour découvrir un beau jardin.
La dame est sortie de sa grande maison pour nous accueillir.
- Bonjour, je suis Cécilia, m’a-t-elle dit en me tendant la main.
Cécilia, très sympathique Anglaise (d’après moi) nous a fait faire le tour du propriétaire et nous a montré deux des trois studios qui composent son b and b.
- Vous voyez, chaque studio peut loger quatre personnes. Il y a une kitchinette, une salle de bain et une entrée indépendante sur le jardin.
- C’est très agréable!
- Je ne vous fais pas visiter le troisième studio car il y a un couple d’Américains et ils dorment encore.
Cécilia m’a remis une carte de visite avec l’adresse de son site Internet et elle a longuement dit au revoir à mes filles.
- Oh, vous êtes trop mignonnes! Je rêve d’avoir des petites-filles comme vous! Revenez me voir quand vous voudrez!
Et nous avons quitté le jardin enchanteur.
Direct download: onething-357-bandb-0509.m4a
Category: podcasts -- posted at: 2:41 AM
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Grâce à Bergamote, que je remercie chaleureusement au passage pour son commentaire à propos du billet “Pains au lait”, j’ai découvert le blog de cuisine de Lilo. J’ai consulté l’index des recettes et j’ai déjà réalisé quelques recettes tout à fait délicieuses (simples et à ma portée en matière de temps : la tarte banane-chocolat et les rillettes de maquereaux). Mais il y a une recette qui a tout de suite attiré mon attention, c’est celle de la blanquette de veau. La blanquette de veau, c’est tellement bon, c’est tellement doux, bref c’est un plat savoureux. Bien que ce soit davantage un plat d’hiver, j’ai décidé de me lancer. Hier, je suis allée chez le boucher acheter le veau.
- Vous savez quelle est la différence entre une blanquette et un sauté? m’a-t-il demandé.
- Euh, je n’y ai jamais réfléchi, ai-je répondu.
- Eh bien une blanquette se cuit à l’eau et pour un sauté on fait revenir la viande.
- Ah! C’est évident, maintenant que vous le dîtes.
- Mais, dîtes-moi, je vois que vous avez bien révisé votre recette... Vous avez lu la liste des ingrédients, ce qui est déjà pas mal.
Il est un peu moqueur ce boucher.
Ce matin, c’était le grand moment. J’étais devant mes fourneaux à huit heures et demi. Certains points de la recette de Lilo n’étaient pas clairs pour moi, comme par exemple la réalisation du roux. “Faîtes un roux” dit Lilo. D’accord, mais comment fait-on? Heureusement, je me suis souvenue que j’avais quelque part une autre recette de blanquette. Le roux y était très bien expliqué. Il faut faire fondre le beurre, ajouter la farine et faire cuire à feu doux pendant cinq minutes. J’ai également imprimé une recette d’un autre site Internet et, naviguant d’une recette à l’autre, j’ai fait ma blanquette. Ça m’a occupée toute la matinée. A midi, Micaela, présidente du jury, m’a donné son verdict :
- Maman, est-ce qu’on peut manger de la blanquette tous les jours? C’est trop bon!
Ça tombe bien, j’en ai fait pour huit personnes!
Direct download: onething-356-blanquettedeveau-0509.m4a
Category: podcasts -- posted at: 7:27 AM
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Ça y est, Micaela a la varicelle! Hier, j’ai remarqué un petit bouton dans son cou, mais je ne me suis pas inquiétée. Je pensais qu’il s’agissait d’un bouton de chaleur. Ce matin, au petit-déjeuner, Micaela me dit :
- Regarde Maman, j’ai un grain de beauté sur le doigt!
- Ah? Fais voir! Oh là là, mais ce n’est pas un grain de beauté, c’est une cloque!
J’ai alors soulevé son pyjama pour découvrir tout un tas de boutons semblables sur son torse et dans le dos.
- Ah, Micalea, tu as la varicelle!
- Non, je ne veux pas avoir la ravicelle... je ne veux pas vomir!
- Mais, tu ne vas pas vomir! Tu vas juste avoir des boutons et ne pas aller à l’école.
- Je ne vais pas aller à l’école?
- Non.
- Ah, je suis d’accord alors pour la ravicelle.
Ceci entendu, nous sommes allées à la pharmacie acheter les granules contre les démangeaisons de la varicelle et une lotion asséchante pour les boutons. La pharmacienne qui est aux petits soins pour moi depuis que je lui ai fait goûter une tranche de brioche faite maison m’a donné tout un tas de conseils : “Micaela peut sortir, mais ne la mettez pas au soleil. Désinfectez bien les boutons plusieurs fois pas jour. Ne la couvrez pas trop pour dormir!”. Nous sommes rentrées à la maison. Micaela semble ravie de son nouvel état et de ses décorations qu’elle admire dans la glace. Felicia n’a pas à être jalouse. A mon avis, juste le temps de l’incubation et ce sera bientôt son tour.
Direct download: onething-355-varicelle-0509.m4a
Category: podcasts -- posted at: 4:30 PM
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Ce matin, j’avais un rendez-vous de bonne heure à Paris et j’ai pris le train en pleine heure de pointe. Je suis arrivée à la gare à 8h34. Le prochain train pour Paris était affiché à 8h39, quai C. Dans le couloir central de la gare, celui qui dessert les différents quais, les gens marchaient, pressés, habillés pour le travail, les yeux rivés sur les panneaux d’affichage. Je me suis fondue dans la masse, prenant le rythme imposé par la foule. En haut de l’escalier qui mène au quai C, j’ai aperçu un voisin. Arnaud. On se croise de temps en temps. Nous avons fait le trajet ensemble jusqu’à Saint-Lazare. Nous avons parlé de son travail. Il a un chef qui lui met la pression à cause de ses horaires. Il arrive un peu tard après avoir emmené ses filles à l’école et c’est mal vu. Ce qui est injuste, c’est qu’il fait très bien son travail et qu’il a d’excellents résultats. Mais seules les apparences comptent! Il faut trop souvent pour être bien vu arriver tôt et partir tard, même si c’est pour brasser du vent! A cause de cela Arnaud va au travail à reculons. Quand je travaillais dans une entreprise c’était bien souvent mon cas. Qu’est-ce que je suis heureuse d’être ma propre patronne! Pas de rumeurs sur mon cas, pas de coups bas de mes collègues, pas d’augmentations de salaire mesquines, pas de reproches injustifiés pour qu’un chef puisse se défouler, pas d’horizon bouchée pour mes projets... juste parfois un peu de solitude. A Saint-Lazare Arnaud a pris le RER E et j’ai marché jusqu’au métro Havre-Caumartin pour attraper la ligne 9.
Direct download: onething-354-commesi-0509.m4a
Category: podcasts -- posted at: 1:38 PM
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